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Consultation type

Consultation type auprès d’un spécialiste de l’obésité

L’avis du médecin est indispensable pour débuter le traitement d’une obésité. C’est pourquoi, la consultation initiale passe en revue plusieurs aspects clefs de l’obésité.

Cette consultation initiale couvre 3 aspects :

- Conditions de la survenue de l’obésité et habitudes alimentaires: interrogatoire

- Evaluation de l’obésité : examen clinique

- Quantification des données métaboliques et des risques : examens complémentaires

1) L’interrogatoire : il commence toujours par une écoute attentive du patient qui décrit la façon avec laquelle son obésité s’est développée. Puis le médecin concentre les questions sur :

a. Les antécédents familiaux (cas d’obésités connus dans la famille)

b.  Les habitudes alimentaires

c. Le comportement alimentaire (la faim, l’appétit, la satiété)

Puis le médecin effectue l’analyse des conduites alimentaires pour évaluer les éventuels troubles du comportement alimentaire :

- L’hyperphagie (quantités ingérées trop importantes)

- Le grignotage incessant (de snacks salés et/ou sucrés)

- La compulsion (se jeter sur des aliments sans pouvoir s’arreter)

- La boulimie

Enfin le médecin recueille les informations plus générales sur l’hygiène de vie (travail, sport, tabac, alcool, sexualité, etc…)

2) L’examen clinique : va rechercher à identifier et quantifier les effets médicaux de l’obésité sur :

- la motricité, les muscles (signe de fatigue musculaire)

- l’appareil respiratoire (s’il y a des signes de compression, un essoufflement)

- l’appareil cardiovasculaire (insuffisance cardiaque et/ou coronarienne, hypertension)

- la circulation sanguine (artérielle et veineuse : varices, thromboses, oedème)

- l’appareil digestif : troubles du transit

- l’appareil génital

- la peau et les téguments (intertrigo, érythrose, mycoses dans les plis)

3) Les examens complémentaires recherchent des troubles métaboliques et aideront à la quantification des risques éventuels de l’obésité :

d. Glycémie (à jeu, provoquée, post-prandiale) à la recherche d’un diabète)

e. La fonction rénale par : urée, acide urique et créatinine

f. Un bilan lipidique avec : Cholestérol, LDL, HDL, rapports, Triglycérides, Apo A et B

g. Exploration thyroïdienne (T3, T4, TSH)

h. Quantification de la masse grasse (ex. :balance à impédance-métrie)

Peut-on lutter efficacement et durablement contre l’obésité et le surpoids?

C’est dur, mais avec des principes simples, sans être pressé, il est possible de réduire son poids efficacement. Les détails de chaque stratégie seront discutés avec votre médecin.

Pour réduire un léger surpoids (2 à 6 kilos)

a) rééquilibrer le régime au profit des légumes verts et des fruits

b)  diminuer les quantités de nourriture présentée à chaque repas

Pour réduire un surpoids modéré (7 à 10 kilos)

c) Ajouter à cela un exercice physique fréquent et durable (sans à-coups ou de violents efforts) : le vélo, la natation

d)  Eviter d’associer les graisses et les sucres d’absorption rapide (pas de barres chocolatées industrielles et autres produits à la fois riches en graisses et en sucres.

Réduire une obésité est plus complexe.

a) le régime hypocalorique est le point de départ à toute diminution de l’obésité, sa mise en place et sa gestion sur plusieurs semaines voire plusieurs mois sont les deux obstacles les plus difficiles à franchir. Pourtant, un régime alimentaire bien  préparé et exécuté peut être à la fois convivial et valorisant aux yeux de l’entourage.

Il existe plusieurs types de régimes hypocaloriques, certains portent le nom de leur « inventeur ». D’autres sont plus classiques et portent un chiffre, souvent celui du nombre de calories apportées par le régime,  par exemple : 2200 calories, 2000, 1800, 1600, etc….

Il y a enfin les fameuses diètes protéinées. Très prisées en ce moment, elles permettent une réduction de poids très rapide, mais, car il y a un mais, elles ne peuvent en AUCUN CAS être effectuées sans prescription médicale et sans supervision étroite par un médecin compétent dans le domaine de l’obésité et de la nutrition. Une diète protéinée chez une personne qui n’est pas apte à la suivre peut déboucher sur des complications graves. C’est pourquoi une consultation dotée d’un interrogatoire et d’un examen complet (physique et biologique) sera nécessaire avant la mise en route d’un tel régime.

Les méthodes radicales (en complément du régime) :

a) La liposuccion ou lipoaspiration ou liposculpture : c’est une évacuation mécanique du tissus adipeux. Elle est très pratiquée dans le monde. Elle est effectuée, soit sous anesthésie générale, soit sous anesthésie locale. Cette intervention ne laisse pas de cicatrice. Elle permet de retrouver une silhouette agréable et/ou de corriger certaines anomalies disgracieuses comme une culotte de cheval ou des bourrelets abdominaux récalcitrants.

b) Dans les cas extrêmes, certains patients peuvent avoir recours à la dermolipoabdominoplastie qui est une intervention chirurgicale importante visant à retirer la graisse et la peau excédentaires au niveau de l’abdomen. Cela laisse souvent une cicatrice allant d’un bord à l’autre de l’abdomen qui n’est pas vraiment esthétique !